mardi 2 avril 2013

Je dis non à la double nationalité canadienne et française.


L’article 1er de la constitution de la République Française stipule que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.".

Une république indivisible signifie que le pouvoir ne peut être exercé par un individu ou un groupe sans qu’il soit démocratiquement élu par le peuple.

Lorsqu’un résident permanent français demande la nationalité canadienne, il doit prêter serment et jurer sa fidélité au souverain d’Angleterre : « J'affirme solennellement que je serai fidèle et porterai sincère allégeance à Sa Majesté la Reine Élizabeth Deux, Reine du Canada, à ses héritiers et successeurs, que j'observerai fidèlement les lois du Canada et que je remplirai loyalement mes obligations de citoyen(ne) canadien(ne). ».

Il faut signaler que ce serment va complètement à l’encontre de la constitution de la France. On ne peut pas être français et porter allégeance à un monarque sans trahir les valeurs qui font notre Nation : c’est à dire l’élection au suffrage universel de tout représentant du peuple français.

L’Australie a retiré toutes les références à la monarchie lors du serment de citoyenneté que doivent réaliser ses résidents permanents pour obtenir la double nationalité. J’attendrai que le Canada fasse de même avant de la demander. Il est hors de question que je trahisse mon pays. Malheureusement, on peut se demander quand cela se fera car Stephen Harper, actuel Premier Ministre du Canada, ne cesse de réaffirmer son appartenance au royaume d’Angleterre.

Je ne suis pas contre la double nationalité car je pense que devenir franco-américain ne va pas à l’encontre des valeurs qui nous sont si chères. Par contre, prêter allégeance au roi d’Angleterre, non élu, avec tout ce que cela comporte comme déni de l’histoire, déshonneur et reniement des valeurs les plus profondes qui font notre pays, la France, cela me pose question.

Il ne faut pas être dupe, l'écrasante majorité des citoyens français qui demandent la citoyenneté canadienne le font davantage par intérêt que par conviction. Ils le font pour deux raisons principales : le droit de vote et une entrée facilitée aux Etats-Unis. J'y ajouterai peut-être une troisième : s'affranchir d'une éventuelle modification du statut de résident permanent par le gouvernement canadien.

lundi 25 mars 2013

Le mariage gay et la question du droit.

Je n'ai pas envie de discuter ici de mon opinion sur le mariage gay. Je précise que je condamne fermement l'homophobie. J'ai plus envie d'évoquer la faiblesse extrême de l'argument de certains pro-mariage gay qui consiste à dire qu'avant la loi sur le mariage pour tous, les homosexuels n'avaient pas le droit de se marier.

Je suis français et résident permanent au Canada. Je ne peux pas voter ni au Québec ni au Canada. Je ne peux pas vraiment dire que je n'ai pas le droit de vote. J'ai le droit d'aller voter aux élections françaises à l'ambassade de France. Je ne suis pas canadien et donc la loi qui donne le droit de vote aux citoyens canadiens ne s'applique tout simplement pas à mon cas personnel.

Avant la loi sur le mariage pour tous, en tant qu'hétérosexuel, je ne pouvais pas non plus me marier avec quelqu'un du même sexe que moi. Pourtant je ne suis pas homosexuel. Il n'y avait pas de discrimination envers les gays. Les homosexuels avaient exactement les même droits que les autres. Le droit n'est pas fait pour les situations individuelles. Il met simplement les gens sur un pied d'égalité dans un système, dans une institution, dans une situation prise en charge par le droit commun.

Je livre donc un scoop qui n'en est pas un : les homosexuels avaient le droit de se marier. D'ailleurs, aucune personne ne pouvait arriver devant un tribunal ou la cour européenne des Droits de l'Homme en demandant la tenue d'un procès à l'Etat français pour des pratiques discriminatoire. La demande aurait été immédiatement déboutée.

La loi sur le mariage pour tous n'octroie pas un droit supplémentaire. Elle réforme une institution : le mariage. D'ailleurs, la loi n'autorise pas les homosexuels à se marier. Elle autorise toute personne majeure à se marier avec toute autre personne majeure. Un hétéro peut se marier avec un autre hétéro du même sexe. Un homo peut se marier avec un autre homo de sexe différent. Un homo peut se marier avec un hétéro, etc. On peut faire toutes les combinaisons possibles. Dans ce débat, il n'était question ni de droit ni de sexualité.

Non, il était question du mariage. On en a pas beaucoup parlé. On n'a pas beaucoup parlé de cette institution qui se délite, de ces mariages qui explosent, de ces familles qui n'y arrivent pas, de ces millions de jeunes qui n'arrivent pas à fonder une famille. Cela aurait été pourtant très intéressant et réellement moderne. Non, on a préféré parler du droit alors qu'il n'en était pas question. On y a mélangé la sexualité alors qu'aucune loi en France ne la régit depuis plus longtemps que partout ailleurs dans le monde. Nous sommes quand même le pays du libertinage.

Il n'y a pas eu de débat. Il y a eu un faux débat. J'ai surtout assisté à une imposture intellectuelle de haute volée ainsi qu'à un déballage de haine et d’idiotie peu commune. J'aime à parler de décadence sur mon blogue. Encore une fois j'emploierai ce mot mais pas pour parler du mariage pour tous mais bien à propos de la propagande, du lobbyisme ainsi que de la tournure qu'a pris ce débat dans mon pays chéri.

Plutôt que de débattre sur un mot "le mariage", on aurait pu débattre de la conception de la famille. De comment donner le droit à des couples légitimes, gay ou non, de fonder une famille, d'éduquer des enfants. Je ne vois pas derrière cette loi une véritable vision de la société, un cap.

A la place, la gauche, si on peut encore l'appeler comme cela, nous sers l'argument débile du droit individuel et finalement du libéralisme anglo-saxon. J'attends la version française, la vision, la révolution, la véritable évolution sociétale, et même pourquoi pas la 6ème République. On va avoir droit au même argument libéral de droit individuel lorsqu'il faudra discuter des mères porteuses. Je suis pour l'adoption, les mères porteuses soit la marchandisation du corps humain, je suis contre.

Nos ancêtres des lumières se retournent dans leur tombe en en nous regardant. Et ça, ça me désole profondément.

mercredi 13 mars 2013

N'entre pas dans la boîte

La taxinomie (ou taxonomie) est la science qui classe et nomme les êtres-vivants. Depuis peu, c'est une science qui s'étend à tord ou à raison à d'autres domaines que celui du règne animal...

L'introduction

C'est une science qui souvent divise. Bien sûr, c'est bien le but de cette science de créer des divisions mais je parle bien de schismes entre les personnes qui la pratiquent. Même si la théorisation de cette pratique découle d'une logique certaine, je ne peux m'empêcher de la mettre en parallèle avec des domaines de connaissances plus "scientiformes" que scientifiques que sont par exemple l'économie ou la sociologie.

Noter que la taxinomie originelle, celle des êtres vivants, n'est pas l'objet de cet article. Il y aurait bien des choses à redire mais cela est réservé aux locuteurs du latin et du grec ancien... Je me sers de cette science pour introduire un phénomène de plus en plus courant : la manie des êtres humains à classer les autres membres de leurs espèces dans des catégories...

La déconstruction

Nous sommes classés par âge, par sexe, par classe sociale, par métier, par religion, par nationalité, par race, par idées. Nous sommes devenus des anti-ceci et des pro-cela. Forcément, plus le temps passe et plus les idéologies s'accumulent. La pyramide des taxons idéologiques n'en finit plus de s'élever. Bien sûr, certaines époques furent plus prolifiques, pour ne pas dire prolixes, que d'autres. La Grèce Antique bien sûr, les trois grands monothéismes, la période des Lumières et de la Renaissance, les idéologies allemandes du XIXème furent autant de période de formidables déballages idéologiques.

Les humains ont tellement tout théorisé et classé qu'il devient difficile d'avoir des idées originales. Et pourtant, avons-nous tout compris ? Au début du XXème siècle, on croyait avoir tout découvert. Il n'en était rien car nous allions découvrir la relativité, la tectonique des plaques, la génétique et même la physique quantique... On est obligé de s'ultra-spécialiser tant les différents domaines de connaissances deviennent pointus.

Il est difficile de concilier le social et l'économie car il est difficile de concilier l'égalité et la liberté. Le plus absurde dans le contexte de la crise actuelle est que l'on consulte des économistes pour résoudre les problèmes économiques et on demande à des sociologues leurs avis sur les problèmes sociaux. Peu d'entre eux ont vu venir les crises et c'est souvent suite à leurs recommandations précédentes qu'on a plongé les sociétés dans le chaos. Plus simplement, on ne va pas régler les problèmes de la crise en nommant à la tête de tous les grands organismes financiers des anciens de la Goldman Sachs... Ce sont eux qui ont causé la crise des subprimes et maquillé les comptes grecs. On croit rêver mais pourtant c'est la stricte vérité. Quand on demande aux fauteurs de trouble de résoudre les problèmes, c'est que le niveau de nos élites n'est pas très élevé. On pourrait philosopher longtemps sur la belle oxymore que voici : nos médiocres élites...

Il y en a qui s'esclaffent lorsqu'on fait preuve de populisme et qu'on demande l'avis du commun des mortels. Il me semble que n'importe quel abruti sait qu'on ne prête pas à taux réduit des sommes d'argent importantes à des gens qui ne sont pas solvables. Les banques doivent prendre des risques pour financer les PME, pas pour financer des hypothèques sur un marché immobilier en pleine bulle spéculative. Il y a d'autres abrutis qui pensent qu'on peut ne pas rembourser les banques. Ils ont probablement oublié que la prochaine fois, les banques voudront peut-être leur prêter de l'argent... mais ce sera 15 % d'intérêt et plus 3 %. Le non-remboursement est une fausse bonne idée car dans ce cas, le risque pour les créanciers augmente considérablement, les tarifs aussi. Il y en a d'autres qui pensent qu'on va rembourser. Ceux-là sont encore plus ridicules. Actuellement, les gentils pays notés AA+ comme les États-Unis et la France empruntent pour rembourser les intérêts de la dette. Attendez, je répète : les pays notés AA+ empruntent pour rembourser les intérêts de la dette avec des taux historiquement au plus bas. Et bien, je vous livre un scoop : ces pays ne rembourseront pas. En tout cas, ils ne le feront pas sans dévaluer leur monnaie car la croissance à 3 %, c'est de l'Histoire maintenant.

Alors voilà, les théories économiques, les ingénieurs de Wall Street, les politiques du FMI ou de la banque centrale européenne, c'est du passé. Vous pouvez mettre tout cela aux oubliettes. C'est la crise et Wall Street bat des records historiques. Cela vous indique le niveau de déconnexion de la finance avec l'économie réelle. Il est grand temps de sortir de nos carcans, de voir les choses autrement, de désapprendre ce que nous avons appris.

La reconstruction

La philosophie propose encore des visions globales mais la sagesse est une valeur refoulée depuis longtemps par l’exubérance irrationnelle des spécialistes qui  ne jurent que par leur domaine de prédilection. L'absurdité réside dans le fait qu'il est simplement impossible de regarder le monde entier par le petit bout de la lorgnette. Il y a toujours un nouvel économiste pour nous expliquer que les économistes précédents n'ont pas fait les bons choix. Alors on l'écoute aujourd'hui mais demain c'est lui que l'on critiquera pour n'avoir pas adopté les bonnes solutions...

Nous ne passons plus assez de temps à nous écouter les uns les autres. Les quelques courageux qui osent s'exprimer se font mettre en boîte immédiatement. Les épithètes en -iste ont la côte et on en trouve toujours un pour qualifier son prochain que l'on pense adepte d'une idéologie en -isme. Je ne pense pas que coller des étiquettes aux gens sans prendre le temps de les écouter vraiment fassent avancer l'humanité. C'est à proprement parler un réel signe de décadence. Lorsque rien de vraiment nouveau n'émerge, lorsque tout est déjà classé, emballé et pesé, il ne reste pas grand chose pour changer le monde.

Aussi, nous les jeunes, avons-nous vraiment besoin de se cataloguer les uns les autres dans les catégories créées par nos ancêtres ? On pourrait déjà me classer dans celle des nihilistes après la lecture de cette phrase. Il n'en est rien. Je crois qu'il faut juste s'intéresser aux idéologies pour mieux les combattre. Cela ne veut pas dire qu'il faille tout rejeter en bloc. Il y a certainement beaucoup de plaisir et de connaissance à capitaliser en mangeant à tous les râteliers. À mesure que l'humanité chemine, il est évident que la connaissance globale de l'humain progresse. Je revendique simplement le droit à la différence et le droit d’exister en tant qu'être humain unique et original. Je revendique ma singularité et le droit de penser par moi-même.

L'accusation

Je revendique également le droit à la connaissance et à l'intelligence. J'accuse la sphère politico-médiatique d'imposture intellectuelle et d'insuffisance. Je n'évoque même pas le lobbyisme, invention anglo-saxonne, qui n'avait aucune légitimité dans un pays comme la France il y a de cela peu de temps encore. Ainsi, on cite Simone de Beauvoir sans l'avoir lu, on fait parler le Général de Gaulle sans l'avoir connu, on se réclame de Marx sans même connaître réellement ses théories. Ne parlons pas d'Einstein, je n'ai jamais vu un scientifique aussi cité que lui alors que son travail reste inaccessible au commun des mortels...

Ces imposteurs pensent peut-être que de Gaulle était gaulliste ou que Marx était marxiste. On ne sait jamais avec les intégristes. On peut faire dire n'importe quoi aux prophètes mais on le peut aussi avec les érudits. Les seuls gaullistes que je connaisse sont ceux qui ont fait de la vision du général une idéologie. Et puis Marx... Il a été tellement utilisé à tord et à travers que sa simple évocation aujourd'hui fait frémir les plus capitalistes d'entre nous. Et pourtant, bien que la lutte des classes soit un souvenir, son travail sur la relation entre le capital et le travail est plus que jamais d'actualité. La lutte des classes est quant-à-elle une notion obsolète dans un contexte qui oppose plus simplement les pauvres aux riches. Mais pourtant, bien des gauchistes, des marxistes, des trotskistes, des communistes et des socialistes revendiquent cette lutte des classes alors que même la loi de Pareto fait partie d'un monde antique lorsqu'il s'agit de schématiser les inégalités de revenu. Car aujourd'hui, ce n'est plus 20 % de la population qui détient 80 % des richesses mais bien 5 %... Le reste de la population n'est pas divisée en classes. Elle représente bien l'écrasante majorité des gens que les sociologues n'ont pas encore affublé d'un taxon.

La solution

Avant de commencer cette partie, voici quelques précisions : ne voyez dans cette conclusion aucun narcissisme de ma part. Je prône le vote blanc, la non-adhésion idéologique. En énumérant ce que je ne suis pas, je fait surtout l'inventaire de ce que je ne veux pas devenir.

Je ne suis pas marxiste, socialiste, trotskiste, communiste, anarchiste,  pas libéral, surtout pas libertarien, ni capitaliste non plus, ni féministe, ni idéaliste, ni hédoniste non plus, pas vraiment nihiliste, peut-être un peu cynique, un peu sophiste de l'antiquité mais sans les sophismes modernes, un peu chrétien mais athée quand même et surtout pas catholique... Je ne suis pas non plus militariste et surtout pas pacifique. Je suis très très français mais c'est plus conceptuel qu'idéologique. Pas raciste, ni fasciste mais en même temps pas vraiment droit-de-l'hommiste non plus. Je ne suis pas nationaliste, ni souverainiste mais j'aime ma patrie. Et je me bats tous les jours contre ceux qui crachent dessus. Bref, je ne suis pas une connerie en -iste qu'un de mes ancêtres a inventé pour mettre des gens dans une boîte et je ne crois pas en une ânerie en -isme qu'un type a inventé pour y ranger des idées.


On vous parle de croissance ? Pensez décroissance. On prône la paix ? Prônez la guerre. Après tout, ça peut régler des problèmes. Je vous assure que les animaux règlent simplement de nombreux problèmes par ce moyen... On vous parle de libéralisme, pensez à la patrie. On vous parle de religion ? Pensez au plaisir. On vous parle de soumission ? Pensez au sexe. On vous parle de sport ? Jouez de la musique ! On vous parle de normalité ? Pensez à votre singularité ! On vous parle de nutrition ? Pensez à la bouffe.

On vous parle de bien-pensance ? N'achetez pas des tableaux d'art moderne abstrait avec un point rouge au milieu d'un carré blanc. Allez dans votre boutique de création préférée, achetez un pot de peinture rouge et un pot de peinture blanc puis faites le vous-même. Vous vous sentirez fiers d'avoir accompli une oeuvre unique face à l'emprise d'une pensée unique. Structurez-vous intellectuellement. Laissez tomber les dragons et ces mauviettes d'elfes. Faites un homme de vous même et affrontez les puissants et les élites du monde réel avec vos arguments, vos idées et votre originalité  Faites nous connaître votre différence et votre pensée. N'écoutez pas France Inter et ne lisez pas le Monde. N'écoutez pas ces journalistes mariés à des politiques corrompus par les mafiosi financés par les 5 % de connards qui se gavent dans les paradis fiscaux.

On vous demande de dire oui ? Dites non ! On vous somme de vous agenouiller ? Levez le poing ! On vous met en boîte ? Défoncez la boîte, sortez-en et enterrez-la.

mercredi 28 novembre 2012

Résiste, prouve que tu éxistes ! (réponse à "Le Mal Français" de Alain Dubuc)

La France va mal. Sur ce point Alain Dubuc a raison. C'est à peu près le seul. Bien qu'écrit en français, l'article paru dans la Presse le 28 novembre 2012 adopte un point de vue anglo-saxon sur les causes de la crise en France.

Ils ne comprennent pas, ils ne nous comprennent pas. Outre-manche comme outre-atlantique, le son de cloche est le même, on dresse le constat d'échec terrible des politiques à la française. Dans "The Economist" comme dans "La Presse", on inventorie les causes de la récession qui guette la République Française. Moi aussi, je suis capable d'écrire ce genre d'articles et d'illustrer mes propos par quelques statistiques bien choisies. On enrobe le tout d'un style littéraire douteux, on saupoudre de francophobie et on arrose un peu avec de la fierté anglaise, canadienne ou américaine, bref anglo-saxonne. Oui je peux le faire, cela me prendra environ quinze minutes sur un coin de table, de la bien-pensance et une soumission assumée à l'empire des idées anglo-saxonnes...

Mais je ne le ferai pas. À la place, j'exercerai sur mon blogue un droit de réponse. Je vous propose surtout d'apporter mon point de vue original sur la question de la crise française avec un brin de réflexion et de philosophie...

La conclusion de M. Alain Dubuc est sans équivoque : 
"La vérité, c'est que la France ne pourra pas se remettre sur pied tant qu'elle n'aura pas découvert que son véritable ennemi est intérieur.".
C'est étrange car j'ai la nette impression que c'est exactement l'inverse. Les français savent bien ce que veulent les anglo-saxons : décloisonner le marché du travail, baisser le coût du travail, réduire le dépenses publiques, ouvrir les frontières, baisser les taux d'intérêts, etc. Nous connaissons par cœur le discours de l'idéologie dominante : celle qui prône le capitalisme mondialisé, le libéralisme à outrance, la dérèglementation des marchés financiers, la libre circulation des personnes, des biens, des services et de l'argent et enfin et surtout : la croissance du PIB à n'importe quel prix.

Ce qui est fascinant dans l'article de Alain Dubuc, c'est ce manque de recul. Il semble persuadé que les solutions adoptées par l'Allemagne ou le Canada semblent être l'unique manière de perdurer en tant que grande puissance. Il s'étonne de constater la dérive méditerranéenne de la France... Mais la France, M. Alain Dubuc, est aussi un pays méditerranéen ! Alain Dubuc nous parle de ces intellectuels français typiques qui cherchent les causes de la crise et tentent d'y apporter des solutions alternatives. J'ai presque envie de dire que le simple fait d'être un intellectuel sera bientôt une spécificité française... La France se cherche. Nos politiques, nos intellectuels réfléchissent à l'avenir de notre pays, de notre spécificité, de nos valeurs. L'égalité peut-elle rester la valeur fondatrice de la République Française ?

La question est complexe. Une chose est sûre, nous ne sommes pas encore tombé dans le panneau. Les valeurs que prônent actuellement M. Dubuc ou l'Union Européenne sont justement celles qui causent la crise économique présente depuis 2007. Adopter les mesures de rigueur et de libéralisme recommandées par nos amis du FMI ou de l'Europe, c'est simplement repousser l'échéance de la mort annoncée d'un système qui ne fonctionne déjà plus.

Lorsque j'écoute les discours simplistes des journalistes anglo-saxons, persuadés que la liberté prévaut sur tout le reste, je pense à certains de mes amis, à certains membres de ma famille restés dans l'hexagone et qui croient encore à l'égalité, au bonheur de la communauté avant leur bonheur personnel. Je ne sais pas si le Nord de l'Europe ou si l'Amérique du Nord représente l'avenir du monde. Ce que je sais, c'est que la Méditerranée constitue le berceau de la civilisation. Il y avait un monde avant la mondialisation, avant le libéralisme économique, avant Alain Dubuc... Il y en aura sûrement un autre après ! Je pense que si la France veut en faire partie, il faut continuer à résister et à tenter d'apporter une vision différente. Notre pays a ceci de formidable qu'il a réussi à rassembler les gentils nordiques (francs, normands, alsaciens, bretons, etc.) avec les méchants méditerranéens et les méchants basques ou catalans... Vous savez ces gens du Sud qui ne veulent pas payer leurs dettes et ne veulent pas travailler... On nage dans le n'importe quoi. Je suis obligé de faire la caricature de la caricature. J'en reviens au début : ils ne comprennent pas, ils ne nous comprennent pas.

La santé, l'éducation, les services publics, l'environnement, le patrimoine historique, la langue française, la culture... Ce sont des domaines que les français auront du mal à délaisser au profit du système qu'on nous propose et qui nous écœure un peu plus chaque jour. Signe des temps, les anglais sont allés chercher un canadien (Mark Carney) à la tête de leur banque centrale. Les anglais commencent-ils à manquer d'élites ? Au FMI, on a compris depuis longtemps que la France, bien qu'au fond du trou (ndlr : ironie), recèle encore quelques "intellectuels français typiques" ayant les compétences requises pour orienter l'économie mondiale. Ainsi Christine Lagarde succède à DSK. Ce n'est pas une fierté, loin de là, que de voir ces deux ténors de la langue de bois aux commandes d'un autre machin mondial. Cela me fait juste penser que la France n'a pas encore fait une croix sur sa production de matière grise, c'est le principal.

La France lutte tant bien que mal avec les outils qu'on lui donne : l'Euro notamment.
Les choses étaient bien différentes lorsque notre gouvernement ainsi que le gouvernement italien décidaient de dévaluer leur monnaie pour mieux se positionner dans la guerre économique que nous livraient les allemands et les américains. Encore un signe des temps, l'Europe a placé un pantin à la tête de l'Italie, sans aucune élection. C'est un économiste. L'économie, il ne pense qu'à ça.

Aujourd'hui, je ne peux espérer qu'une chose : que le système s'écroule pour de bon. Il est grand temps de reprendre les commandes de notre pays et de ramener les idées au premier plan. Tant pis si on y perd en pragmatisme. Les souverainistes, les alter-mondialistes, les écologistes, les décroissants, les anarchistes, les communistes, les trotskistes et enfin les vrais socialistes n'attendent que cela. Ils représentent la moitié de l'électorat français. Ils représentent aussi la moitié de la population française qui a voté NON au dernier référendum sur la constitution européenne. Écoutons-les, il s'agit maintenant d'une question de vie ou de mort : celle de notre cher et grand pays.

jeudi 18 octobre 2012

La démagogie de nos dirigeants...

2012... restera une année grotesque sur bien des plans. J'ai juste envie de publier un petit coup de gueule...

Alors qu'avant la crise financière, la plupart des pays étaient en croissance, aucun d'eux n'en a réellement profité pour réduire ses déficits. Pire, ils les ont souvent aggravés. C'est le cas au Québec et en France en tout cas.  Dans ces deux endroits, les libéraux de droite ont aggravés la situation. La plupart des familles raisonnables auraient dans ce cas réduit leurs dettes ou bien mis de l'argent de côté mais certainement pas nos chers dirigeants.

La situation avec la crise s'est très largement aggravée et différents évènements ont abouti à l'élection de gouvernements dits "socialistes" (disons plutôt de centre-gauche) en France comme au Québec. Bien sûr on est reparti des deux côtés de l'Atlantique pour de beaux exercices de démagogie...

En général, quand une famille a du mal avec ses fins de mois, elle ne cherche pas de nouvelles sources de revenus mais cherche plutôt à réduire ses dépenses...
La démagogie de nos dirigeants vous invite donc à appliquer ce bon principe dans vos foyers mais à laisser l'État faire le contraire...

Ne vous endettez pas, c'est mal ! Si vous ne pouvez pas rembourser, les banques sont en danger ! 

Du côté de l'État, c'est "Faites ce que dit pas ce que je fait" ! Écoutez mes beaux discours mais ne vous intéressez pas à mes actes et surtout... votez pour moi ! :-)

Cela fait 30 ans que ça dure ! J'ai 31 ans et ça m'énerve, comme c'est bizarre !

À bon contribuable salut et n'oubliez pas de rajouter quelques trous à vos ceintures, vous aurez sûrement besoin de les serrer un peu plus dans les prochains mois.

jeudi 27 septembre 2012

Le foetus de la division

Le 27 septembre 2012, le parlement canadien a rejeté avec 203 votes contre 91 la motion du député conservateur Stephen Woodworth visant à mettre en place un comité devant étudier quand commence la vie humaine...

Je suis très troublé par la tournure que prend ce débat ici au Canada. Je tiens tout d'abord à dire que je ne débattrai pas vraiment sur l'avortement ici car ce n'est pas le but de cet article.

Une question politique, philosophique ou scientifique ?


La Chambre des Communes, composante du Parlement du Canada.
Pour commencer j'ai bien du mal à comprendre en quoi c'est aux politiques de décider s'il faut étudier ou non le moment où commence la vie humaine. Cela s'explique par le fait qu'il est interdit au Canada de donner la mort à un être humain. Si le foetus était humain alors le droit à l'Interruption Volontaire de Grossesse serait remis en question.

Je trouve que c'est une drôle de manière d'aborder la question de l'avortement. C'est une façon bureaucratique, juridique, constitutionnaliste ou encore politique... Tout ce que vous voulez mais ça n'est clairement pas la bonne méthode pour moi.

Je crois que cette question devrait être débattue par des scientifiques et par des philosophes. Ce n'est pas une ineptie que de vouloir mêler ces deux mondes. Lorsqu'on parle du début de l'univers ou encore du fonctionnement du temps, on remarque souvent que physique et métaphysique se rejoignent. Je pense que c'est la même chose ici. Il y a des arguments scientifiques et philosophiques pour répondre à cette question.

Le pire dans cette affaire, c'est lorsque j'ai constaté que le Bloc Québécois et le Nouveau Parti Démocratique critiquaient les Libéraux et les Conservateurs pour n'avoir donné aucune consigne de vote à leurs députés. Les libéraux et les conservateurs n'avaient pas de ligne de parti. Grand bien leur fasse ! Franchement, j'ai du mal à comprendre ce que la question du "début de la vie humaine" vient faire au parlement alors je trouve quasiment fasciste de donner une consigne de vote sur une question aussi complexe. C'est l'Inquisition Espagnole.

Ce n'est pas pour moi une question politique et c'est encore moins une question à laquelle on peut répondre par Oui ou par Non comme dans un référendum. Je crois que de toute manière, comité ou non, des gens comme moi se poseront la question et y réfléchiront.

Comment aborder juridiquement l'avortement alors ?


Je crois que la constitution pourrait être modifiée. Pour moi ce serait plus logique ainsi. L'avortement devrait pouvoir rester légal tout en laissant hors de la politique des questions aussi difficiles. Nos politiques n'ont en vérité aucun courage. Ils se cachent derrière la Charte des Droits et des Libertés (la Constitution du Canada). De vrais hommes et femmes politiques devraient pouvoir trancher sur la question de l'avortement sans avoir à se mêler des affaires des scientifiques ou encore des philosophes de ce monde.

La question de l'avortement semble avoir été déjà réglée et je ne souhaite pas particulièrement qu'on débâte de nouveau sur le sujet. On a suffisamment de sujets lourds à traiter. Je souhaiterais par contre qu'on puisse débattre du début de la vie, de qu'est-ce que la vie ou encore du sens de la vie sans se faire insulter, sans se faire cataloguer, sans se faire traîner dans la boue. Oui, j'aimerais bien.

Et le foetus dans tout cela alors ?


Un fœtus humain.
Un embryon puis un fœtus puis un être humain. Si le foetus nait prématuré, c'est un bébé. Si le foetus meure tôt, c'est un foetus. Si le fœtus meurt tard, c'est un bébé... Que c'est compliqué ! C'est tellement dur de parler de tout cela, tellement émotionnel. Évidemment, cela nous touche et nous prend par les tripes.

Je crois que le fœtus est vivant et je crois qu'il fait partie du monde du vivant. J'ai envie de dire que c'est un bébé en construction, de même qu'un bébé est un enfant en construction et puis qu'un enfant est un adulte en construction. La vie et cela implique la vie humaine n'est que métamorphose et évolution.

Lorsqu'on lit la page wikipedia en français ou celle en anglais, on remarque avec étonnement que ces sections de l'encyclopédie libre sont particulièrement courtes. J'ai envie de dire sinistrement courtes même. Au début je me suis dit qu'on ne savait peut-être pas grand chose sur le sujet. Et puis je me suis dit que ces articles traitaient seulement des spécificités et que le reste se trouvait tout simplement dans la section "être humain" de l'encyclopédie... Moi en tout cas, cela m'a fait réfléchir.

Conclusion


Certains après avoir lu cet article se demandent peut-être encore quelle est ma position ? J'ai toujours été philosophiquement CONTRE l'avortement mais politiquement POUR. C'est à dire que je suis pour sa légalité. Je suis pour que les femmes aient le choix lorsque les drames de la vie peuvent causer la destruction d'une personne.

Je voudrais seulement attirer l'attention sur le fait qu'il ne devrait pas être considéré comme un moyen de contraception.

Également, je pense que les politiques devraient faire preuve de courage et débattre de leurs positions en ayant conscience du sujet. Moi cela ne me dérange pas qu'on emploie les termes de mort par exemple, on le fait bien quand il est question d'autre chose.

Et puis sur le fœtus, je crois que oui, c'est le début de la vie humaine. Je crois même qu'il a des sensations. Dans un paradigme constitutionnaliste, je dirais que plus la science avance, plus le foetus est humain. Car plus la science avance, plus nous sommes capable de les faire survivre tôt. Je finirai avec ceci :

"Depuis 2006, les deux enfants les plus jeunes ayant survécu à une naissance prématurée sont James Elgin Gill (né le 20 mai 1987 à Ottawa, au Canada, à 21 semaines et 5 jours de gestation), et Amillia Taylor (né le 24 octobre 2006 à Miami, en Floride, à 21 semaines et 6 jours de gestation). Les deux enfants sont nés juste 20 semaines après la fécondation (ou quelques jours après la moitié d'une grossesse normale). Malgré leur naissance prématurée, les deux enfants sont en bonne santé." - Wikipédia
Il ne faut pas se leurrer, c'est le genre d'évènements qui fait que la question revient cycliquement sur la table. Et cela continuera peut-être jusqu'à la fin des temps.


Relève la tête

Je publie cela car j'adore cette chanson... un collectif de rappeurs français qui chantent ensemble pour pousser les jeunes à étudier, je trouve cela génial. C'est du bon rap old school sur le beat mythique de Grandmaster Flash.

Big Brother Hakim

La pauvreté intellectuelle, n’est pas l’privilège du Ghetto
En matière de connaissances, chacun sa part du gâteau
Démarche individuelle, désir de s’élever
Soif de comprendre et d’apprendre sur le chemin de la vérité
Ouais c’est sûr dans la vie, y’en a plusieurs des écoles
Réfléchis si tu choisis celle du mensonge et du vol
C’est pas être un bidon que d’ouvrir un bouquin
Sur les chemins du savoir, tu réaliseras ton destin

Lino (Arsenik)

Jeune homme deviens c’que tu es, pas c’qu’ils veulent que tu sois
Un habitué du drame avec une arme pour seul accessoire
S’faire tuer à l’adolescence n’a rien d’funky
Les vrais calibres sont la foi et la connaissance
Ne jamais prostituer son âme, je cite
Y’a pas d’couleur qui t’dévie d’la route de la réussite
Faut savoir qui tu es, rester vissé
Ne maudis pas l’trou où tu tombes mais c’qui t’y a poussé

AP (113)

Prends mon couplet comme un message, sois attentif
Puis éteins dans l’cendrier ton spliff
J’suis pas venu, pour t’faire un speech, mais t’faire un peu gamberger
Relève la tête, arrête de jouer la belle et toi la bête, car un jour tout s’arrête
De nos jours ça va de plus en plus vite
Trop d’frères et sœurs, agissent dans l’vide, s’engrainent et s’incitent
Pense un jour quand même, gros, à tourner la page
Sur ton passé et à relever la tête pour ça y’a pas d’âge

Kammouze

Pour toutes ces mères qui nous ont mis au monde
Tous ces darons, les mains blessées par toutes ces années d’un travail immonde
Tous leurs sacrifices qu’on est trop cons pour voir jeunes
Est-ce qu’ils nous ont appris l’respect avec un gun ?
Non ! Tu préfères être craint ou préfère être aimé
A force de tester, si tu savais combien sont décédés
Fais l’analyse de toi seul et de ton avenir
Relève la tête et bats-toi pour le devenir

Blacko (Sniper)

Skarla, cesse de t’apitoyer sur ton sort
Relève la tête, regarde, non ça c’est pas mort
Dis-toi, celui qui veut s’en sort
Sors du ghetto et de ses mauvais sorts
Tu sais t’as l’choix, ta vie est c’que tu en fais
Gâcher un avenir, à l’arrivée ça fait trop mal
Man, mon message vient du cœur
Passe-le aux frères et sœurs, Blacko vient chanter

Disiz La Peste

J’viens redire c’que j’ai toujours dit, depuis déjà dix ans
C’est Disiz alias Fifty CFA le tigen
Sois libre ou meurs en essayant d’l’être
J’glorifie les vrais, celui qui bute l’école j’suis avec toi t’inquiète
J’ai traîné mes guêtres, fier d’être à la quête
Du bien-être de nos êtres, je veux être
A l’image de Malcolm, Martin ou Gandhi
Pas de Tony, j’aime mes semblables et je l’redis

Manu Key

A force de rien faire, la galère a touché tant d’frères
Pourquoi pas avancer entre nous et monter des entreprises comme Tang Frères
On a rien eu comme héritage, juste des murs de béton
Même après l’échec, jamais laisser béton
Parti du bas faut viser l’haut, voilà à quoi nos efforts servent
Jamais tomber en faillite comme Corsair
Nos écrits ont un message
C’est pour ça qu’on les partage

Passi

Du même cru, du même vécu, jouer au-dessus, sortir d’la rue
C’est la ruée, et on craint plus personne avec nos Ericsons
Nul n’est parfait c’est vrai, comme le respect à son parfum
La force c’est l’intérieur pas juste le coup d’parpaing
Les mêmes tensions nous animent, le même instinct animal
Les mêmes embrouilles le même refrain « la vie est brutale »
La défense dans l’système ne s’écrit pas foncedé
La force c’est faire obstacle, résister croître et exceller

Habiba

Parce qu’on nous enlève
La chance du départ
Plus fort on veut croire
On sait que l’on vient de loin
Même s’ils prennent tes rêves
Pour leur pire cauchemar
Garde en toi l’espoir
On choisira nos chemins

Eloquence

J’brise la glace, elovibe, le rap c’est l’message
Donc j’lève mon poing pour les sages
Ex-sale gosse, tourne la page
Africain dans l’âme Big up à tous les jeunes qui font des études et tafent
Vaut mieux un bon CV qu’un gros gun, car l’gun s’enraye
Alors qu’un bon métier te met sur de bons rails
Evitez les problèmes les frères
La force d’un homme c’est l’cerveau et pas l’révolver

Pit Baccardi

J’viens dire aux mômes qu’y a pas qu’le bussiness pour être dans l’élite
Les types s’laissent mourir dans les maux, disant que le monde est stone
J’ai peut-être que la maîtrise de rimes pas du genre lève tôt
Mais aujourd’hui j’peux m’écarter quand se serre l’étau
Juste dire, qu’ils vivent mieux, mais on n’a rien d’moins
Faire tourner la machine, qu’ils voient cette mine d’or, que cache le ghetto
Lève-toi, bats-toi ça reste l’hymne
Arrêtons d’subir, nous sommes les futurs leaders

Jerry Da Funk Killa

Trop de départs, que Dieu bénisse les naissances
Que les jeunes qui m’écoutent donnent à leur vie un vrai sens
Africaine tragédie, le monde est resté stoïque
L’oppresseur prend son temps pour établir notre vérité historique
Même sans perche tendue
Que les jeunes du ghetto relèvent la tête, c’est pas défendu
Issu des quartiers t’a trop d’poids sur les épaules
Garde bien les pieds sur terre et évite la taule

Jacky (Neg’ Marrons)

Ghetto, enfant du Ghetto
A vous est dédié, ce morceau
On vient d’en bas et on veut monter là haut
J’ai brisé mes chaînes et scié les barreaux
Celui qui n’veut rien faire, trouvera toujours une excuse pour s’endormir
Celui qui veut y arriver trouvera toujours un moyen pour s’en sortir

Busta Flex

J’suis pas du genre à être cool, avec un jeune irrespectueux
Qui roule des mécaniques et pense que « / » c’est affectueux
Jeune relève la tête, même ton cœur est défectueux
Des applaudissements quand tu sors du cardpla c’est ça qu’tu veux
N’essaies pas d’aller plus vite que la musique
Aie confiance, prends ton temps ça t’évitera la misère
Des galères auxquelles, tu n’devrais même pas être confronté
Relève la tête, c’est la meilleure façon d’remonter

Le Rat Luciano (Fonky Family)

Pousse le poste de l’auto à son maxi que le monde entende le message
D’un simple mort en sursis
Seule notre fortune fait notre différence
Dans l’fond on est les mêmes, pour un million d’raisons différentes
J’suis venu dire qu’un homme, un vrai choisit toujours
Et qu’il est prêt au pire quand c’est l’honneur de la famille qui se joue
Que dès qu’un gosse se goure, degun
Court à son secours
Que 6 millions d’personnes vivent dans la pauvreté à ce jour

Teddy Corona (Mafia K’1 Fry)

Que les jeunes montent leur structure
D’une signature, comme l’Africaine armure
Si tu m’écoutes pas, tu vas foncer tout droit dans l’mur
A coup sûr, c’est d’la prévention, attache ta ceinture
Tu veux être le boss réussir, poursuis tes études
Ça c’est d’la valeur sûre frère
Fais bien tes calculs garde les pieds sur terre
Dans tous les sens, cherche à toucher ta conscience
Nos vies sur terre, brûlent dans l’feu de l’insouciance

Jango Jack

Toi le jeune du ghetto, relève la tête
La rue fait mal tu le sais, elle t’a fait tomber bien des fois
Tu vis des trucs de dingue
Croque donc la vie à pleine dent, fais le, étudie en solo
Yo, j’veux des intellos, jeune prodige du ghetto ??
Jeune prodige du ghetto !
Je voudrais des gars opés
Pour science po
Au sommet, pour mon ghetto

Diam’s

J’fais partie de ces jeunes perdus, que le monde bute à plate couture
Que le monde torture à coup de bombes et d’coups durs
Mais tu crois quoi ? Quand le mal te hante t’es mal
Quand t’es seule et qu’tu l’comprends, tu te mens, t’es là, seule
Face à toi-même, tu penses à ta mère, tu penses à ta foi
Car t’es seule face à ta perte comme chaque soir
Jeune fille, dépressive, trouve-toi une idée très précise
Pour avancer quand les esprits se rétrécissent

Leeroy (Saïan Supa Crew)

Reste digne mais teigneux
Fais mieux, puis fais-le, trop d’âmes vénéneuses et d’esprits haineux
Cette haine me désole elle nous fait stagner en D 2
Trop d’esprits dégueus, mon seul vœu c’est de voir le cessez l’feu
On a la même chance qu’eux, sache-le
On a pris tant de bleus, mais tant mieux, à force on défiera les envieux
C’est quand tu veux, je me lève à chaque épreuve
Et lorsque les coups pleuvent je ne puis m’empêcher de m’en remettre à Dieu

OL’ Kainry

C’est pour mes petits frères, cachés dans un coin en train d’boire
En train d’croire que l’échec c’est plein d’arabes et plein d’noirs
Préfère respecter les caïds que leurs darons
Plus speed que Christine Aron, tout l’monde debout comme Nég marrons
J’veux voir des skarlas juges, avocats ou docs
Pour nous y’a pas qu’le ciné le foot le crime et le hip-hop
J’me suis perdu sans réfléchir dans les sentiers
Relever, pour honorer mon daron sur les chantiers

Matt

Frangin, il faut monter ta garde rester un homme fort
Frangin, t’instruire et ne pas toujours traîner dehors
Frangin, pense aux plus jeunes qui te voient en modèle
Relève donc la tête

Kool Shen

Sors tes griffes si tu montes, grand, sors les contrats, comprends
Vite, que c’est arrivé tout en haut qu’on t’pend
Si t’as pas d’bon sens, fais-toi aider compense
L’ascension sociale, nécessite une prise de conscience
Et si tu déclines l’invite
N’oublie pas d’ôter les épines, des roses cueillies bien vite
Ici bas c’est l’principe, j’ai pas d’preuve mais j’t’incite
A pas croire que l’échec puisse faire partie d’un rite, parce que c’est pas vrai

Kery James

OK, j’veux qu’ les jeunes de téc
Relèvent la tête
On est pas condamnés à l’échec
C’n’est pas une fatalité, les jeunes de cité eux aussi peuvent y arriver
Avec 2 fois plus de volonté on peut grimper et parvenir jusqu’au sommet.